Nous sommes arrivés le 5 mai à la Vache qui Rue. Vous ne connaissez pas ? C’est un petit lieu de résidence dédié aux Arts de la Rue, à Moirans en Montagne dans le Jura. Esmeralda et Bruno, du Théâtre Group’ (la Cie Jurassienne qui gère ce lieu), nous accueillent et nous font une visite rapide des lieux de travail et d’hébergement. Tout s’annonce bien… Le village est sympa, la vue sur le lac magnifique !
Par contre dès notre premier repérage, nous remarquons que tous les arbres de la ville sont ratiboisés. Pas de petit parc mignon puisque la forêt est toute proche, il faudra donc trouver un arbre différent des projections que nous avions faites.
Le thème de la résidence : la Transmission, les fantômes, la mémoire et l’histoire. Bien sur, nous allons nous inspirer de la matière qui nous a déjà servi au cours des précédentes expérimentations, mais ce qui compte surtout, c’est la formation d’une équipe nouvelle et la volonté de chercher ensemble, dans le même sens.
Je propose donc à tous une sorte d’introspection personnelle, dans l’histoire de sa famille. Elargir mes questionnement à toute l’équipe en vue d’une écriture collective. De quoi sommes nous fait ? Quels sont nos « souvenirs invisibles » ?

Jeudi, malgré un programme chargé, nous avons pris le temps d’aller nous inspirer d’une nature puissante, belle et riche sur les Monts Jura. Sous la conduite de notre passeur Olivier, nous découvrons toute la chaîne du Mont-Blanc qui s’étale majestueusement devant nos yeux ébahis. La descente ne se raconte pas, elle se vit, en ski-bottines sur les névés, et en luge sur les fesses jusqu’en bas. Nos cuisses s’en souviennent encore !
Voir le diaporama de la balade au Crêt de la neige
Vendredi, petite présentation individuelle avec un cadre simple : se servir d’un arbre et présenter d’où l’on vient et ce que l’on veut transmettre. première expérience solitaire, premiers vrais échanges artistiques, la balade a elle aussi servi à quelque chose, cela se sent dans le rapport à la nature, et dans la confiance que nous offrons aux autres.




Samedi, on essaie de trouver des scènes collectives autour de l’espace que nous avons choisi, le Square Jacques Brel, 4 vieux platanes sont là et c’est eux qui vont nous révéler les souvenirs invisibles de Moirans. À vrai dire, pendant cette journée là,nous nous sommes un peu perdu… Trop de bonnes mauvaises idées, difficiles à mettre en place si la technique n’est pas opérationnelle. Le soir, Marie-Lise nous a rejoint pour remplacer Olivier qui partira le lendemain.
Dimanche, on reprend du poil de la bête, Marie-Lise a bien compris ce que l’on cherchait et elle apporte une nouvelle énergie. Belle rencontre, encore timide mais ses mouvements autour et dans les arbres nous ouvrent de nouvelles perspectives.

Aujourd’hui, c’est déjà le sixième jour de résidence, on essaie de poser une scène avec un début et une fin. C’est de cet exemple que nous construisons une conduite provisoire. Nous nous appuyons sur cette matière pour entrer dans le concret.
Demain, nous répèterons encore et Mercredi sera le jour de la présentation publique. Je vous tiendrez au courant…

